LES FOURS A GOEMON

Four à goémon

Le goémon a toujours été utilisé:

– Soit comme engrais pour les champs, car riche en potasse et en azote 

– Soit à l’époque moderne, comme matière première pour l’industrie chimique

Dans le passé, on récoltait 2 types de goémon :


– le goémon d’épaves (bizhin torr), arraché par les tempêtes d’hiver. Il est composé de laminaires et de fucus. Il était ramassé à l’aide d’un râteau en bois le « rastel hir »


– le goémon noir (bizhin du) , qui nécessitait la coupe à la faucille, à même les rochers. Il était ensuite assemblé en radeau: Les « drômes ». et ramené à la côte par la marée.

Une fois récolté, le goémon était étendu sur les dunes puis amassé en meulon (meule rectangulaire de goémon que les goémoniers laissaient sécher sur les dunes).

Une fois séché, le goémon était mis à bruler dans les fours.

Les fours à goémon sont des fosses creusées dans le sol. Ils mesurent de 5 à 10 de mètres de long , et de 60 à 80 cm de large. les parois et le fond sont tapissés de pierres plates assemblées avec de la glaise. Les pierres du fond sont posées sur des galets afin de faciliter la circulation de l’air.

Ces fours étaient divisés en compartiments, dans lesquels on brûlait le goémon sec. 

Après le brûlage, chaque compartiment recueillait un bloc de soude d’environ 50 kilos. La soude  ainsi récoltée, était vendue aux usines de produits chimiques.

Il fallait environ 1 tonne de goémon vert pour obtenir un bloc de 50kg de soude dont l’usine extrayait au mieux 1kg d’iode.

On y brûlait également les laminaires sèchées, pour en faire de la teinture d’iode, très employé à l’époque en tant qu’antiseptique.

A Kerlouan des fours à goémon sont encore visibles, ici à Ménéham, encore à la digue ou à Karrek Hir.

De nos jours la récolte du goémon se fait essentiellement par bateau,à l’aide de moyens mécaniques.

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