LES MANOIRS

 

Un des fils du manoir de Kerenez acheta les terres du pontseau, aux environs de 1550. Son fils Hervé de Kersaintgilly, en hérita en 1558, puis se maria avec Françoise Barbier, fille du seigneur de Kerjean, en Saint Vougay.

Celle-ci possédait un manoir, dénommé Kerivoas , en Plouvorn. Elle vint s’installer à  Kerlouan en 1595, et lui donna le nom de Kerivoas.

Lire sur Gwel’ta, le chapître dédié aux manoirs.

Img 4523b

Manoir de Kerenez

 

Extrait de Gwel’ta édité par environnement et Patrimoine

Accès au site

 

Le manoir de Kerenez est situé à l’ouest de Kerlouan à proximité de l’ancienne école de Skol ar Groas.

 

Historique

Ce domaine est attesté en 1476 (sous Louis XI). La date exacte de sa construction serait 1450. Il était alors propriété d’Yvon Le Barbu (en breton « ar Barvet ») et de Perrine de Gouzillon, sa femme. De mariage en mariage, le manoir de Kerenez passa dans différentes familles nobles : Kersaintgilly, Simon, Kergariou.

À la fin du XVIIIeme siècle, le manoir est propriété de Jean-Marie de Coataudon, chevalier et seigneur dudit lieu de Guipavas. Par la suite, la demeure est partagée en deux lots entre les membres de la famille de Coataudon.

En 1875, monsieur Hyacinthe LEMOINE (maire de Kerlouan de 1848 à 1866) cède le manoir à monsieur Paul HUGUEN. Un de ses descendants, Maître Albert UGUEN, sera maire de la commune de 1965 à 1981. Sa famille y réside encore.

 

Ce manoir possède deux entrées, l’une cavalière large, et l’autre piétonne plus étroite. Chacune de ces entrées est délimitée par trois grands piliers, en bordure de route. Leurs parties hautes devaient comporter les armoiries des anciens seigneurs des lieux, mais elles ont été martelées en partie au moment de la Révolution.

Selon le plan cadastral de 1817, le manoir de Kerenez était plus important qu’aujourd’hui. Il possédait deux tourelles à chaque extrémité de la façade sud. L’une d’elle a disparu ainsi que les ailes sud et ouest. La tourelle existante est surmontée d’un pigeonnier.

L’ensemble de la construction en équerre est dominé de part et d’autre de hautes cheminées.

L’édifice principal bien conservé est situé au fond de la cour.

Cette demeure du XVeme siècle possédait également des fours banaux* situés dans un bâtiment aujoud’hui détruit, à gauche de l’entrée de la cour. Ces fours étaient alimentés en farine par trois moulins à proximité du manoir.

 

Comme la plupart des manoirs bretons, celui de Kerenez comporte une cour intérieure avec un puits en granit, ceinturé d’une margelle ronde.

 

L’aménagement intérieur du manoir a été modifié par les différents propriétaires ; demeurent d’origine des cheminées en pierre sobrement moulurées, des plafonds aux grandes poutres apparentes et un escalier en pierre en colimaçon dominé par une voûte en rosace.

 

*four banal: four à pain dont l’usage était imposé aux paysans moyennant une redevance.

 

 

Manoir de Pen ar meas.

Extrait de Gwel’ta édité par environnement et Patrimoine

Accès au site

 

Le manoir de Pen ar Meas est un site peu connu sur la commune, en raison de sa situation géographique excentrée par rapport aux principales routes. En fait il est situé tout près du bourg au sud-ouest.

Prendre la sortie sud du bourg, direction Guissény. Après l’auto-école Stéphan, côté gauche, tourner au petit chemin de terre. Après quelques mètres à pied, vous découvrirez le manoir caché derrière un rideau de cyprès.

 

Historique

 

On sait peu de choses sur l’histoire de cette demeure du XVIIème siècle.

Fin XIXe début XXe siècle, le manoir était la propriété de la famille du baron de Boissieu. Ce dernier, député du Morbihan, était le beau-père de la fille du général de Gaulle.

 

Intérêts

L’aspect du manoir est resté approximativement inchangé. Seules auraient disparues la toiture originelle et la cheminée au centre de celle-ci.

Enfin il paraîtrait que ce manoir serait relié aux manoirs de Kerenez et de Kerivoas par un souterrain, aujourd’hui bouché.

 

Manoir de Penfrat

Ce manoir a autrefois appartenu à de grandes familles bretonnes

1) Les du MESCAM :

– Guillaume  du Mescam : Propriétaire en 1654.

 _ Marie Anne du MESCAM : Propriétaire en 1685: Elle fut mariée à Jean Christophe de SEVIGNE :  Chevalier de St-Louis, Capitaine de Vaisseau, cousin issu de germain de la Marquise de Sévigné

  1. 2) Les KERMENGUY :
  2. – François-Marie de Kermenguy (1734-1797): Propriétaire en 1797.
  3.  Chevalier, seigneur du Roslan, de Kermenguy , de Kersulien, page de la reine, mousquetaire noir, puis commissaire des États de Bretagne. Il a été employé aux affaires de la reine Marie-Antoinette, en 1792, et chargé de mission après le 10 août 1792, en Vendée et en Bretagne. Il fut arrêté à Landerneau comme « ci-devant noble en relations avec les suspects et les émigrés, jouissant de 12000 à 13000 livres de revenus annuels »

– Nicolas-Marie-François de Kermenguy (1769-1849), émigré à l’Armée des princes en 1792, échappé au désastre de Quiberon en 1795, passé aux armées catholiques et royales de l’Ouest.

Les Kermenguy, avaient pour demeure le Château de Kermenguy à Cleder.

Ils étaient aussi Seigneurs de Roslan, manoir situé près de Morlaix en Plouezoc’h

Ces grandes familles, ne logeaient pas sur place. Il semble, que la gestion des lieux et des terres,  était laissée en fermage.