LES ANATIFES

Les anatifes

Ces curieux crustacés se retrouvent souvent sur nos plages, rejetés par les vagues, et accrochés à des objets les plus divers.

Leur survie ne tient qu’à la présence d’un objet flottant. Sinon, c’est la mort.

Une seule espèce, Dosima fascicularis, est autonome, produisant elle-même son flotteur.

 

Ce curieux crustacé est composé de deux parties :
Une partie dure : Le capitulum :
– Ce sont des plaques calcaires blanches soudées entre elles (5 au maximum). qui protègent la tête.
– Une partie charnue : Le  pédoncule pouvant atteindre jusqu’à 90 cm. Il est fixé à l’objet flottant qui lui sert de support.

Dans l’eau, le capitulum s’entrouvre :  ce qui permet à une paire de soies noires appelées cirres de se déployer en éventail dans le courant marin. Elles capturent ainsi efficacement le plancton en suspension. C’est ainsi que l’animal se nourrit. Les cirres sont rétractables. L’eau qui pénètre dans le capitulum baigne aussi ses branchies ce qui lui permet d’être oxygéné.

Les anatifes peuvent se reproduire quand ils atteignent une taille minimale d’environ 2,5cm de long.

LES FOURS A GOEMON

Four à goémon

Le goémon a toujours été utilisé:

– Soit comme engrais pour les champs, car riche en potasse et en azote 

– Soit à l’époque moderne, comme matière première pour l’industrie chimique

Dans le passé, on récoltait 2 types de goémon :


– le goémon d’épaves (bizhin torr), arraché par les tempêtes d’hiver. Il est composé de laminaires et de fucus. Il était ramassé à l’aide d’un râteau en bois le « rastel hir »


– le goémon noir (bizhin du) , qui nécessitait la coupe à la faucille, à même les rochers. Il était ensuite assemblé en radeau: Les « drômes ». et ramené à la côte par la marée.

Une fois récolté, le goémon était étendu sur les dunes puis amassé en meulon (meule rectangulaire de goémon que les goémoniers laissaient sécher sur les dunes).

Une fois séché, le goémon était mis à bruler dans les fours.

Les fours à goémon sont des fosses creusées dans le sol. Ils mesurent de 5 à 10 de mètres de long , et de 60 à 80 cm de large. les parois et le fond sont tapissés de pierres plates assemblées avec de la glaise. Les pierres du fond sont posées sur des galets afin de faciliter la circulation de l’air.

Ces fours étaient divisés en compartiments, dans lesquels on brûlait le goémon sec. 

Après le brûlage, chaque compartiment recueillait un bloc de soude d’environ 50 kilos. La soude  ainsi récoltée, était vendue aux usines de produits chimiques.

Il fallait environ 1 tonne de goémon vert pour obtenir un bloc de 50kg de soude dont l’usine extrayait au mieux 1kg d’iode.

On y brûlait également les laminaires sèchées, pour en faire de la teinture d’iode, très employé à l’époque en tant qu’antiseptique.

A Kerlouan des fours à goémon sont encore visibles, ici à Ménéham, encore à la digue ou à Karrek Hir.

De nos jours la récolte du goémon se fait essentiellement par bateau,à l’aide de moyens mécaniques.

Four à goémon de Meneham


Four à goémon de Karrec-Hir

Les fours nécessitent un entretien régulier en raison de l’importance de la végétation. Ceci explique que certains aient pu être oublié ou recouverts au fil des ans.

 

Four à goémon de saint-Egarec

LE BEBE PHOQUE

 Il  est parfois possible de rencontrer  lors de ces jours courts de l’hiver, de jeunes phoques venus récupérer des forces sur la grève. Mais leur mode de vie,  n’a rien d’une sinécure.

Pour les phoques gris, (halichoerus grypus), les naissances ont lieu en octobre ou en novembre. Une femelle donne naissance à un seul  petit : Il mesure un mètre et pèse  déjà 15 Kg. Après 3 semaines  de tétée, il pèsera 40 Kg.  Leur fourrure est toute blanche à la naissance, d’où leur nom de blanchons, mais elle est perméable, ce qui l’empêche, à ce stade,  de rester durablement dans l’eau.

Mais, le sevrage est brutal. Le petit devra chercher tout seul, d’un jour à l’autre, sa propre nourriture. La mortalité est sévère, dépassant  50% la première année.

Ils meurent de faim en raison de leur fragilité, ou des mauvaises conditions météorologiques, des  tempêtes qui épuisent leurs forces, et leurs réserves.

C’est ainsi qu’en janvier, février, il est possible de rencontrer à Kerlouan, ces jeunes, qui restent là, échoués sur  l’estran, en attendant de reprendre des forces pour aller de nouveau reprendre le large pour se nourrir.

Dans les cas où l’animal est blessé ou très affaibli,et seulement dans ces cas,  il faut  contacter Océanopolis au 02 98 34 40 51 (7/7 24h/24). Océanopolis est le coordinateur régional du Réseau National Echouage.

Références :

–          Guide des mammifères marins, Hadoram Shirihai et Brett Jarrette, Delachaux et Niestlé, Ed.2007

–          Les mammifères marins de Bretagne,V. Ridoux, C. Liret, P. Creton, S. Hassani, Laboratoire d’étude des mammifères marins – Océanopolis Brest et Région Bretagne, coll. Les cahiers naturalistes de Bretagne, 2000

–          www.parc-marin-iroise.fr/Media/Parcs/Iroise/Fichiers/…P…/Phoque-gris-qui-es-tu

–          www.oceanopolis.com/…Oceanopolis…/Que-faire-si-vous-trouvez-un-animal-echoue-