LES ANATIFES

Les anatifes

Ces curieux crustacés se retrouvent souvent sur nos plages, rejetés par les vagues, et accrochés à des objets les plus divers.

Leur survie ne tient qu’à la présence d’un objet flottant. Sinon, c’est la mort.

Une seule espèce, Dosima fascicularis, est autonome, produisant elle-même son flotteur.

 

Ce curieux crustacé est composé de deux parties :
Une partie dure : Le capitulum :
– Ce sont des plaques calcaires blanches soudées entre elles (5 au maximum). qui protègent la tête.
– Une partie charnue : Le  pédoncule pouvant atteindre jusqu’à 90 cm. Il est fixé à l’objet flottant qui lui sert de support.

Dans l’eau, le capitulum s’entrouvre :  ce qui permet à une paire de soies noires appelées cirres de se déployer en éventail dans le courant marin. Elles capturent ainsi efficacement le plancton en suspension. C’est ainsi que l’animal se nourrit. Les cirres sont rétractables. L’eau qui pénètre dans le capitulum baigne aussi ses branchies ce qui lui permet d’être oxygéné.

Les anatifes peuvent se reproduire quand ils atteignent une taille minimale d’environ 2,5cm de long.

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Les anatifes

 

Lepas Anatifera

Ces curieux crustacés se retrouvent souvent sur nos plages, rejetés par les vagues, et accrochés à des objets les plus divers.

Leur survie ne tient qu’à la présence d’un objet flottant. Sinon, c’est la mort.

Une seule espèce, Dosima fascicularis, est autonome, produisant elle-même son flotteur.

L’anatife

Ce curieux crustacé est composé de deux parties :
Une partie dure : Le capitulum :
– Ce sont des plaques calcaires blanches soudées entre elles (5 au maximum). qui protègent la tête.
– Une partie charnue : Le  pédoncule pouvant atteindre jusqu’à 90 cm. Il est fixé à l’objet flottant qui lui sert de support.

Dans l’eau, le capitulum s’entrouvre :  ce qui permet à une paire de soies noires appelées cirres de se déployer en éventail dans le courant marin. Elles capturent ainsi efficacement le plancton en suspension. C’est ainsi que l’animal se nourrit. Les cirres sont rétractables. L’eau qui pénètre dans le capitulum baigne aussi ses branchies ce qui lui permet d’être oxygéné.

Les anatifes peuvent se reproduire quand ils atteignent une taille minimale d’environ 2,5cm de long.

Un lien particulièrement solide

La fonction essentielle pour cette espèce, et pour rester en vie, est la production d’un système suffisamment solide pour créer le lien avec son agent flotteur. La colle secrétée  par ces animaux marins, d’après Junker et coll. (1) cité par (2) est de composition tout à fait particulière, et différente de tous ses analogues (moules, vers marins..).

Elle est capable de résister aux multiples forces engendrées par le vent la houle et les courants marins, ainsi qu’aux chocs divers subis pendant leurs pérégrinations. Il y a là certainement un intérêt de recherche pour les industriels.



Au niveau culinaire c’est un médiocre comestible. Contrairement à son cousin le pouce-pied,  l’anatife n’est ni pêché ni commercialisé.

Bibliographie :

Guillaume Lecointre Hervé Le Guyader : Classification phylogénétique du vivant Tome 1 – 4ème édition revue et complétée. Belin Ed. pp316-317

https://www.zoom-nature.fr/anatifes-experts-en-derive

Unusual Adhesive Production System in the Barnacle Lepas anatifera: An Ultrastructural and Histochemical Investigation. Jaimie-Leigh Jonker, Janek von Byern, Patrick Flammang, Waltraud Klepal, and Anne Marie Power. JOURNAL OF MORPHOLOGY (2012)